Le paysage des aides s’est resserré au premier trimestre 2026. Deux dispositifs d’État ont disparu. L’aide forfaitaire de 500 euros aux apprentis a pris fin le 21 février. L’aide au permis B de France Travail a suivi le 1er avril.
Plusieurs leviers subsistent. Le permis à 1 euro par jour reste le plus accessible aux 15-25 ans. Le compte personnel de formation continue de fonctionner sous conditions. Les collectivités et les organismes liés au handicap complètent le tableau.
L’essentiel à retenir :
- Deux aides d’État ont disparu début 2026 : les 500 euros aux apprentis le 21 février, l’aide au permis B de France Travail le 1er avril.
- Le permis à 1 euro par jour reste ouvert aux 15-25 ans, sous forme de prêt à taux zéro.
- Les montants s’échelonnent de 600 à 1 200 euros, remboursés par mensualités de 30 euros maximum.
- Le CPF finance la préparation aux épreuves, sous condition de projet professionnel.
- Le fonds d’aide aux jeunes et la bourse communale complètent le dispositif au niveau local.
- Le site 1jeune1solution recense les aides disponibles par territoire.
Ce qui a disparu début 2026
Deux suppressions rapprochées ont modifié la donne. Elles reposent sur des textes distincts.
L’aide de 500 euros aux apprentis
Depuis 2019, les apprentis majeurs pouvaient obtenir une aide forfaitaire de 500 euros pour financer le permis B. Ce dispositif n’existe plus.
Sa suppression figure dans la loi de finances pour 2026, publiée au Journal officiel le 20 février 2026. La mesure est entrée en vigueur dès le lendemain, le 21 février.
L’aide au permis B de France Travail
L’opérateur public de l’emploi versait une aide dédiée aux demandeurs d’emploi. Elle a pris fin le 1er avril 2026, en application de la délibération du 27 novembre 2025.
Une porte reste toutefois ouverte. Les demandeurs d’emploi conservent la possibilité de financer la préparation aux épreuves via leur compte personnel de formation.
Cette suppression touche un public large. L’aide couvrait une partie du coût de la formation pour les demandeurs d’emploi. Le CPF devient donc le principal levier restant pour ce profil.
Le permis à 1 euro par jour
Ce dispositif traverse les réformes sans encombre. Il ne s’agit pas d’une subvention mais d’un prêt à taux zéro, dont l’État prend en charge les intérêts.
Les conditions d’accès
Quatre conditions se cumulent. Le candidat doit avoir entre 15 et 25 ans à la date de signature du contrat de formation. Le permis préparé doit être un B, un A1 ou un A2. Le prêt doit financer une première inscription à une formation. L’école de conduite, enfin, doit détenir le label qualité ou une équivalence et avoir signé une convention type avec l’État.
La conduite anticipée et la conduite supervisée entrent dans le champ du dispositif pour le permis B.
Attention
Toutes les auto-écoles ne détiennent pas le label qualité ni d’équivalence. Un établissement non conventionné ferme l’accès au prêt, quelle que soit la situation du candidat. Ce point se vérifie avant la signature du contrat de formation.
Les montants et le remboursement
Quatre montants sont proposés pour une formation initiale : 600, 800, 1 000 ou 1 200 euros. Le choix appartient au candidat, dans la limite du montant inscrit au contrat de formation.
Un échec à l’épreuve pratique ouvre droit à un prêt complémentaire de 300 euros, destiné à financer des heures supplémentaires. Le remboursement s’effectue par mensualités de 30 euros maximum, d’où le nom du dispositif.
Une limite mérite d’être connue. Le prêt ne se sollicite qu’une seule fois. La demande s’effectue auprès d’un établissement financier partenaire, après signature du contrat de formation. Un cautionnement ou un co-emprunteur peut être exigé.
Le compte personnel de formation
Le CPF finance la préparation aux épreuves, mais les règles varient selon la catégorie visée et la situation du demandeur.
Pour les permis B, B1, A1 et A2, l’accès dépend du statut. Un demandeur d’emploi doit démontrer un lien avec son projet professionnel. Il ne doit pas non plus détenir de permis en cours de validité. Une suspension ou une interdiction de solliciter un permis ferme également la porte.
Les catégories du groupe lourd suivent une logique voisine. Le permis doit servir un projet professionnel ou sécuriser un parcours. L’absence de suspension ou d’interdiction reste également exigée.
Bon à savoir
Le CPF se cumule avec le permis à 1 euro par jour. Les deux dispositifs ne s’excluent pas, ce qui permet de financer la préparation aux épreuves d’un côté et la formation de l’autre.
Les aides des collectivités locales
Les départements et les communes disposent de leurs propres leviers. Ces aides varient fortement d’un territoire à l’autre.
Le fonds d’aide aux jeunes
Le FAJ est une aide départementale destinée aux 18-25 ans rencontrant des difficultés d’insertion sociale ou professionnelle. La demande passe par la mission locale du secteur.
Ce fonds ne finance pas uniquement le permis. Il couvre plus largement les freins à l’insertion, dont la mobilité fait partie. Le permis y figure donc parmi d’autres dépenses éligibles, et l’instruction se fait au cas par cas.
La bourse au permis de conduire
Certaines municipalités financent une partie de la formation en échange d’une activité d’intérêt collectif. Le principe repose sur une contrepartie en heures de bénévolat, souvent au sein des services de la commune.
Les critères d’éligibilité et les montants relèvent de chaque conseil municipal. Un renseignement en mairie s’impose donc.
La nature de la contrepartie varie d’une commune à l’autre. Accompagnement associatif, aide dans une école, participation à des événements municipaux : chaque collectivité fixe ses modalités. Le montant de la bourse suit la même logique locale.
Le service national universel
Les volontaires du SNU bénéficient de deux avantages liés au code de la route. La préparation au code est gratuite. La première présentation à l’épreuve théorique fait l’objet d’un remboursement.
Ce volet ne couvre pas la formation à la conduite, uniquement la partie théorique. Les heures de conduite restent donc à la charge du volontaire, ou d’un autre dispositif.
Les dispositifs liés au handicap
Trois interlocuteurs interviennent selon la situation. La maison départementale des personnes handicapées constitue le point d’entrée général.
L’Agefiph prend le relais lorsque le permis s’inscrit dans un projet professionnel, pour le secteur privé. Le FIPHFP joue le même rôle pour la fonction publique.
Ces aides couvrent parfois un besoin absent des autres dispositifs. L’aménagement du véhicule d’apprentissage et la formation dans une auto-école adaptée relèvent de ce champ. Le coût dépasse alors largement celui d’une formation classique.
Où identifier les aides disponibles
L’éclatement des dispositifs rend la recherche difficile. Un même candidat peut relever de trois guichets sans le savoir.
Le site 1jeune1solution recense les aides financières au permis de conduire, filtrées par territoire. Il agrège les dispositifs nationaux et locaux dans une même interface.
| Dispositif | Public visé | Nature |
|---|---|---|
| Permis à 1 euro par jour | 15 à 25 ans | Prêt à taux zéro de 600 à 1 200 € |
| CPF | Actifs et demandeurs d’emploi | Financement de la préparation |
| Fonds d’aide aux jeunes | 18 à 25 ans en difficulté | Aide départementale |
| Bourse au permis | Variable selon la commune | Aide contre activité collective |
| SNU | Volontaires | Code gratuit et 1re présentation remboursée |
| Agefiph et FIPHFP | Travailleurs handicapés | Aide au projet professionnel |
La lecture de ce tableau révèle une constante. Les dispositifs restants ciblent des publics précis, là où les aides supprimées s’adressaient à des catégories larges.
Questions fréquentes
Quelles aides au permis ont disparu en 2026 ?
Deux dispositifs d’État. L’aide forfaitaire de 500 euros aux apprentis a pris fin le 21 février 2026, supprimée par la loi de finances pour 2026. L’aide au permis B de France Travail a suivi le 1er avril 2026.
Qui peut bénéficier du permis à 1 euro par jour ?
Les candidats de 15 à 25 ans à la signature du contrat, pour un permis B, A1 ou A2, en première inscription, dans une auto-école détenant le label qualité ou une équivalence et conventionnée avec l’État.
Combien peut-on emprunter avec le permis à 1 euro par jour ?
600, 800, 1 000 ou 1 200 euros pour une formation initiale, dans la limite du montant inscrit au contrat. Un échec à l’épreuve pratique ouvre droit à un prêt complémentaire de 300 euros.
Le CPF permet-il de financer le permis de conduire ?
Il finance la préparation aux épreuves. Pour les permis B, B1, A1 et A2, un demandeur d’emploi doit démontrer un lien avec son projet professionnel et ne pas détenir de permis en cours de validité, sans suspension ni interdiction.
Qu’est-ce que la bourse au permis de conduire ?
Une aide municipale qui finance une partie de la formation en échange d’une activité d’intérêt collectif, souvent des heures de bénévolat. Critères et montants relèvent de chaque conseil municipal, le renseignement se fait en mairie.
Où identifier les aides disponibles près de chez soi ?
Le site 1jeune1solution recense les aides financières au permis, filtrées par territoire, et agrège dispositifs nationaux et locaux. La mission locale reste le point d’entrée pour le fonds d’aide aux jeunes.
Article mis à jour en août 2026. Les informations reposent sur les données officielles de service-public.fr, de la Sécurité routière et des textes cités. Les éléments chiffrés peuvent évoluer selon les textes en vigueur.
