Panneaux du code de la route : familles et signification

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Les panneaux routiers français se répartissent en types officiels désignés par des lettres. Le type A signale un danger. Le type AB couvre les intersections et les priorités, le type B les prescriptions. Les types C et CE donnent des indications. Les types D et E servent au repérage et à l’identification des voies.

La forme et la couleur ne sont pas décoratives. Elles portent une part du message, avant même la lecture du pictogramme.

L’essentiel à retenir :

  • Les panneaux suivent une nomenclature par lettres fixée par l’instruction interministérielle.
  • Le type A signale un danger, le type AB les priorités, le type B les prescriptions.
  • La forme identifie la famille avant même la lecture du pictogramme.
  • La palette réglementaire compte dix couleurs, toutes rétroréfléchissantes sauf le noir et le gris.
  • Le panonceau se place sous le panneau et en précise la portée.
  • Sept gammes de dimensions existent, de la miniature à l’exceptionnelle.
10 Couleurs réglementaires
7 Gammes de dimensions
2 Symboles perçus d’un coup d’œil

Une classification officielle par lettres

L’instruction interministérielle sur la signalisation routière fixe cette nomenclature. Chaque type correspond à une fonction précise et à une partie du texte réglementaire.

Les familles les plus courantes

Le type A regroupe les panneaux de danger. Le type AB couvre les intersections et les régimes de priorité, stop et cédez le passage compris.

Le type B rassemble les prescriptions, elles-mêmes découpées en trois sous-ensembles : interdictions, obligations et fins de prescription. Cette subdivision explique pourquoi un même disque peut interdire, imposer ou lever une règle.

Le type C délivre des indications utiles à la conduite. Le type CE signale les services rendus aux usagers, aires de repos ou stations-service par exemple.

Les familles moins connues

Le repérage mobilise plusieurs types distincts. Les types D, Dp et Dv assurent la signalisation de direction, tandis que le type Dc porte l’information locale.

Le type E identifie la voirie et le type EB marque le début et la fin d’agglomération. Le type G signale la position des passages à niveau, le type H l’intérêt culturel et touristique. Le type SR diffuse des messages d’information de sécurité routière.

D’autres familles sortent du champ des panneaux fixes. Les types AK, K, KC et KD relèvent de la signalisation temporaire, celle des chantiers. Le type T désigne les marques sur chaussée et le type J les balises. Le type X couvre enfin les signaux affichés sur les panneaux à messages variables.

Cette nomenclature sert de langage commun aux gestionnaires de voirie. Le B1 désigne le sens interdit, le B14 une limitation de vitesse, le B30 l’entrée d’une zone 30. Les échanges techniques passent par ces références plutôt que par des descriptions.

La forme, premier niveau de lecture

Un conducteur identifie la nature d’un panneau avant d’en lire le contenu. La géométrie fait ce travail.

FormeFamille concernée
Triangle pointe en hautDanger (type A)
Triangle pointe en basCédez le passage (type AB)
OctogoneStop (type AB)
Carré posé sur la pointeRoute prioritaire et fin de priorité (type AB)
DisqueInterdiction et obligation (type B)
Carré ou rectanglePrescription zonale, indication, direction

Les panneaux de direction font exception à la règle rectangulaire. Certains d’entre eux se terminent par une pointe de flèche, orientée à droite ou à gauche.

Bon à savoir

Les angles des panneaux polygonaux sont arrondis pour limiter les blessures en cas de choc avec un piéton. La dispense existe seulement sur les accotements et voies rapides interdits aux piétons, jamais pour les triangles.

Les couleurs et leur logique

La palette réglementaire compte dix teintes : noir, bleu, vert, jaune, jaune vif, rouge, gris, blanc, marron et orange. Deux d’entre elles obéissent à des règles particulières.

La rétroréflexion, une obligation quasi générale

Toutes ces couleurs sont rétroréfléchissantes, sauf le noir et le gris. Cette propriété renvoie la lumière des phares vers le conducteur et rend le panneau lisible de nuit.

Le jaune vif, réservé à un seul panneau

Le jaune vif constitue un cas unique. Il sert exclusivement au panneau B1j, une variante carrée du sens interdit. Ce modèle renforcé se pose sur les bretelles d’autoroute, en remplacement des panneaux B1 de répétition. Sa fonction est d’alerter un conducteur engagé à contresens.

Le gris fait lui aussi exception. Sur les panneaux d’information de sécurité routière, il résulte d’un tramé de points noirs appliqué sur un fond blanc rétroréfléchissant. Le panneau reste donc visible de nuit malgré une couleur théoriquement non réfléchissante.

Le code couleur des interdictions

La famille des interdictions obéit à une règle stricte : fond blanc, couronne et barre rouges, symboles noirs. Quelques panneaux dérogent à ce schéma.

Le B1, le sens interdit, affiche un fond rouge barré d’un trait blanc horizontal. Les panneaux B6a et B6d, liés au stationnement, se présentent sur fond bleu. Ces écarts servent à distinguer visuellement des interdictions au poids réglementaire particulier.

Les panonceaux, ces compléments qui changent tout

Un panneau seul dit rarement toute l’histoire. Le rectangle placé juste en dessous précise la portée du message.

Une règle de position quasi absolue

Le panonceau se place sous le panneau qu’il complète. Une seule exception existe, celle des panonceaux de type M10, positionnés au-dessus.

Le grand côté du panonceau reste horizontal, sauf pour les types M3 et M8. Ces deux modèles acceptent une pose verticale. Dans tous les cas, panneau et panonceau partagent le même support et le même plan.

Le panonceau de distance et ses arrondis

Le panonceau M1 indique la distance à laquelle s’applique le message. Il complète les panneaux de type A, AB, B, C et CE.

Les valeurs affichées suivent des règles d’arrondi précises. Au-delà de 5 km, la distance s’arrondit au kilomètre. Entre 2 et 5 km, l’arrondi tombe au demi-kilomètre. Entre 500 et 2 000 mètres, le pas passe à 100 mètres. Entre 100 et 500 mètres, il descend à 50 mètres.

Cette mécanique explique une observation courante sur route. Les panonceaux affichent rarement des valeurs comme 730 mètres, mais plutôt 700 ou 750.

Sept gammes de dimensions selon la route

Un même panneau existe en plusieurs tailles. Sept gammes coexistent : exceptionnelle, supérieure, très grande, grande, normale, petite et miniature.

La gamme normale sert de référence courante. Un triangle de cette gamme mesure 1 000 millimètres de côté, un disque 850 millimètres.

Les autoroutes reçoivent la très grande gamme, sauf impossibilité technique d’implantation. Sur les autres routes, la grande gamme prend le relais lorsque la vitesse pratiquée dégrade la lisibilité. La petite gamme se réserve aux implantations contraintes.

Cinq principes gouvernent l’implantation

La réglementation ne se contente pas de définir des objets. Elle encadre la manière de les poser, autour de cinq principes.

Le principe de valorisation limite le nombre de panneaux. Un excès de signaux nuit à leur efficacité. Le principe de concentration impose de grouper les signaux devant être perçus d’un seul coup d’œil.

Le principe de lisibilité fixe une limite mesurée. Les expériences montrent qu’un observateur moyen ne perçoit pas plus de deux symboles en une seule fois. Les principes d’adaptation et de cohérence encadrent enfin la signalisation temporaire et dynamique, jusqu’au masquage des panneaux permanents contradictoires.

Attention

Un excès de panneaux sur un même support dégrade la sécurité. Les expériences montrent qu’un observateur moyen ne perçoit pas plus de deux symboles en une seule fois. Un panneau isolé sur un support dégagé transmet mieux son message qu’une grappe de six pictogrammes.

Questions fréquentes

Que signifient les lettres des panneaux routiers ?

Elles désignent le type défini par l’instruction interministérielle. A pour le danger, AB pour les intersections et priorités, B pour les prescriptions, C et CE pour les indications, D et E pour le repérage et l’identification des voies.

Comment reconnaître un panneau à sa forme ?

Le triangle pointe en haut annonce un danger, la pointe en bas un cédez le passage. L’octogone signale un stop, le carré sur la pointe une route prioritaire. Le disque couvre interdictions et obligations.

Pourquoi certains panneaux d’interdiction sont-ils bleus ou rouges ?

La règle générale impose un fond blanc, une couronne et une barre rouges. Le B1, sens interdit, affiche un fond rouge barré de blanc. Les B6a et B6d, liés au stationnement, se présentent sur fond bleu.

À quoi sert un panonceau ?

Il précise la portée du panneau qu’il complète et se place juste en dessous, sauf les panonceaux de type M10 posés au-dessus. Le M1 indique par exemple la distance à laquelle s’applique le message.

Pourquoi les distances affichées sont-elles arrondies ?

Les valeurs suivent des règles d’arrondi. Au kilomètre au-delà de 5 km, au demi-kilomètre entre 2 et 5 km, à 100 mètres entre 500 et 2 000 mètres, à 50 mètres entre 100 et 500 mètres.

Un même panneau existe-t-il en plusieurs tailles ?

Oui, sept gammes coexistent. Un triangle de gamme normale mesure 1 000 millimètres de côté, un disque 850 millimètres. Les autoroutes reçoivent la très grande gamme.


Article mis à jour en août 2026. Les informations reposent sur les données officielles de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière. Les éléments chiffrés peuvent évoluer selon les textes en vigueur.